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Ce rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations unies par une coalition d’organisations féministes haïtiennes porte sur la condition des femmes et plus particulièrement, sur la question des violences faites aux femmes. Il décrit les obstacles rencontrés par les victimes de violences sexuelles et familiales pour accéder à la justice ainsi que les facteurs qui nuisent à la participation politique des femmes et bafouent leurs droits civils, puis il formule des recommandations.
La prévalence de la violence entre partenaires intimes (VPI) et le statut sérologique (VIH) chez les femmes vivant en Haïti est passée de 25 % en 2006 à 29 % en 2012. Cette thèse examine l'association entre la VPI et le statut sérologique. Les femmes vivant avec le VIH étaient plus susceptibles de signaler des formes plus graves de violences psychologiques et de physiques. Les femmes qui ont subi des formes plus graves de VPI étaient 3,5 fois plus susceptibles d'avoir un statut séropositif par rapport à celles qui n'ont pas subi de VPI sévère. Ces constats conduisent l'auteure à conclure que la sévérité de la VPI chez les femmes haïtiennes devrait être intégrée dans le dépistage de l'admissibilité aux stratégies biomédicales de prévention telles que la prophylaxie préexposition (PrEP).
Pendant la dictature des Duvalier, il était interdit aux mouvements sociaux d'organiser des rencontres voire même d'exister. La chute du régime provoque des réclamations de droits et libertés, mais la démocratie n'a pas réussi à s'installer et les mentalités se referment. Les féministes ont effectué un travail important pour mettre fin aux injustices qu'elles subissent et pour informer les femmes de leurs droits. Cependant, l'instabilité politique persistante sous le président Aristide empêche la société haïtienne d'avancer dans le sens de la démocratie tandis que les femmes sont toujours victimes de viols et de meurtres.
Ce document est composé d'une lettre de la Ligue internationale des femmes demandant la destruction de l'accord américano-haïtien du 7 août 1933, qui perpétuait le contrôle américain sur les finances d'Haïti, ainsi que d'une critique du même accord rédigée par le député L. Dehoux. Celui-ci proteste contre l'occupation américaine et analyse le principe de l'accord, argumentant qu'il s'agit en fait du même Traité qui avait été rejeté par l'Assemblée nationale en 1932. Dehoux souligne que la signature de cet accord par le pouvoir exécutif va à l'encontre de la volonté du peuple et qu'il doit être soumis au pouvoir législatif, avant de pointer du doigt les injustices qu'il reproduit.
Avant que Napoléon Bonaparte promulgue le Code civil en 1804, les femmes avaient des droits politiques et civils. Cependant, les femmes mariées étaient considérées comme incapables d’exercer leurs droits et étaient la cible de plusieurs restrictions. Par la suite, certains privilèges leur ont été accordés, mais l’histoire législative de la situation des femmes a ralenti l’amélioration de leur statut dans la société haïtienne.