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Pendant la dictature des Duvalier, il était interdit aux mouvements sociaux d'organiser des rencontres voire même d'exister. La chute du régime provoque des réclamations de droits et libertés, mais la démocratie n'a pas réussi à s'installer et les mentalités se referment. Les féministes ont effectué un travail important pour mettre fin aux injustices qu'elles subissent et pour informer les femmes de leurs droits. Cependant, l'instabilité politique persistante sous le président Aristide empêche la société haïtienne d'avancer dans le sens de la démocratie tandis que les femmes sont toujours victimes de viols et de meurtres.
La santé est déterminée par des facteurs interpersonnels, organisationnels, communautaires et par les politiques publiques. En raison de la pauvreté, les personnes vivant dans les zones rurales d'Haïti n'ont pas accès aux services de soins de santé de base. Comme la pauvreté rurale affecte particulièrement les femmes, les taux de mortalité maternelle et infantile sont très élevés. Cette étude permet de mieux comprendre comment les mauvaises conditions de vie, les obstacles aux soins de santé et les soins alternatifs affectent la santé et la vie des femmes pauvres.
La Constitution établit qu'au moins 30 % des postes de décision doivent être occupés par des femmes. Ce guide promeut une meilleure utilisation et compréhension des effets positifs de ce quota afin de permettre aux Haïtiennes d'accéder à la sphère politique en plus grand nombre. Une plus importante représentation des femmes favoriserait leur participation et leur intégration, ce qui renforcerait leur influence sur les lois, leur accès aux ressources et leur inclusion au niveau national.
Les quelques recherches disponibles sur les femmes déplacées à la suite d'une catastrophe montrent que celles-ci sont particulièrement vulnérables à la violence et aux mauvais traitements. Cette enquête porte sur la violence subie par les femmes avant et après le tremblement de terre de 2010 en Haïti ainsi que sur la santé de celles qui ont vécu dans les camps après le séisme. Elle révèle des taux élevés de violence et d'abus avant (71 %) et après (75 %) le tremblement de terre, principalement perpétrés par les amis ou les conjoints des femmes victimes de maltraitance. Deux constats ressortent de cette étude : d’abord, les femmes subissant de la maltraitance déclarent davantage de difficultés liées à leur santé mentale et physique que les autres femmes. De plus, la majorité des femmes interrogées n'a pas signalé la présence d'une tolérance individuelle ou communautaire à la violence et aux mauvais traitements, mais a plutôt reconnu un contexte de prévention très limité. La planification et la mise en œuvre coordonnée d'interventions s'avèrent donc essentielles pour une prise en charge empathique et sensible des femmes déplacées à la suite d’une catastrophe naturelle.
D’après les données recueillies en lien avec les violences spécifiques faites aux femmes en Haïti de juillet 2009 à juin 2011, 3098 cas de violence ont été répertoriés dans quatre départements, dont 28% concernent des hommes et 72%, des femmes. On aborde notamment l’évolution du nombre de cas de violence enregistrés, qui se sont révélées être majoritairement physiques.