Mouka est un espace documentaire sur le genre et les droits des femmes haïtiennes

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Après la grande mobilisation féministe suivant le départ des Duvalier, de nombreuses militantes, convaincues de la nécessité d’investir les espaces décisionnels de l’État, ont travaillé à la création du ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF) en 1994. Entretien avec la première titulaire du ministère, Lise Marie Déjean.
Les programmes visant la réduction de la mortalité maternelle ont donné peu de résultats probants en Haïti. Au cœur de ceux-ci, une stratégie d’intervention axée sur la hausse des accouchements en milieu institutionnel où la naturalisation des hiérarchies raciales et sociales reproduit les relations de domination de l’héritage colonial.
La vie en Haïti, comme dans plusieurs pays, est structurée à l’avantage des hommes à plusieurs égards, que ce soit dans la distribution de la pauvreté, du travail ou des autres conditions matérielles de la vie des femmes. Cadres sociodémographique, socioéconomique et sociopolitique.
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Publications en vedette

Femmes combattantes avisées pour le développement d'Haïti, Komisyon Fanm Viktim pou Viktim, MOFAS et Gender Action (2016)

Ce rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations unies par une coalition d’organisations féministes haïtiennes porte sur la condition des femmes et plus particulièrement, sur la question des violences faites aux femmes. Il décrit les obstacles rencontrés par les victimes de violences sexuelles et familiales pour accéder à la justice ainsi que les facteurs qui nuisent à la participation politique des femmes et bafouent leurs droits civils, puis il formule des recommandations.

Collectif Haïti Égalité (2010)

À la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le gouvernement haïtien menait une ambitieuse évaluation des besoins post-catastrophe (PDNA) en vue de la reconstruction. Cependant, ce PDNA n’abordait pas les questions de genre. Avec ce rapport, le Collectif Haïti Égalité voulait fournir le contenu manquant afin que la perspective de genre soit intégrée dans la planification de la reconstruction à chaque étape : évaluation, planification, mise en œuvre, suivi et évaluation. En effet, pour vaincre la discrimination sexuelle, il faudrait mettre en œuvre une structure politique et juridique qui respecte les droits fondamentaux des femmes, y compris leurs droits sociaux et économiques. Leurs contributions politiques et communautaires de même que leur travail de soin doivent être reconnus et soutenus. C’est là le seul moyen de reconstruire Haïti sur une base plus équitable.

Sous la direction de Dorcé, Ricarson et Emilie Tremblay (2015)

De brefs portraits accompagnés de ressources bibliographiques présentent 15 femmes remarquables ayant contribué à façonner et à penser le monde, mais qui ont disparu de la mémoire collective.

Charles, Ketleine (2018)

Au cours du XXe siècle, plusieurs revendications féministes telles que la liberté d’expression, d’association, d’être candidate, d'être élue et d’effectuer des fonctions politiques prennent de plus en plus d'importance. En 1950, les femmes haïtiennes obtiennent le droit de vote et le droit de se présenter aux élections. Cependant, elles ne peuvent toujours pas participer à la politique nationale au même degré que les hommes et ce, malgré l’adoption du principe de quota qui vise l'obtention d'une représentation égale des sexes au niveau politique. L’auteure établit qu’il s’agit d’une mesure insuffisante dans un contexte où la structure de la politique haïtienne discrimine toujours les femmes. Elle propose trois solutions dont de l’aide afin d'accroître la présence des femmes, la remise en question des préjugés sexistes et de la domination masculine ainsi que des mesures pour augmenter le leadership des femmes.

Charles, Ketleine (2019)

En dépit d’une féminisation de la population étudiante, notamment dans les universités privées haïtiennes au cours des 20 dernières années, le corps académique et administratif reste profondément marqué par une ségrégation sexiste. En se basant sur les modèles développés par Marry et Le Feuvre, on soutient que ce déséquilibre a un fondement sociohistorique qui se manifeste à travers la représentation sociale du genre et les modes de fonctionnement organisationnel. L’enjeu demeure une université haïtienne ancrée dans un dirigisme masculin en absence de toute ouverture à une réforme centrée sur des valeurs d’inclusion, de diversité et d’égalité. En revanche, la présence significative des femmes dans des postes de carrière à l’université servirait de modèle pour les plus jeunes et ouvrirait de nouvelles perspectives académiques à la fois porteuses d’opportunités et favorables à une société inclusive, juste et égalitaire.