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Les femmes ont longtemps été tenues hors du processus politique, la société ne les croyant pas capables d’y participer. C’est à l’origine du féminisme qu’on retrouve cette volonté des femmes de participer à d'autres domaines que la vie familiale. En Haïti, ce mouvement se développe en 1934 avec la Ligue féminine d’action sociale. C'est en 1957 que les femmes obtiennent le droit de vote complet. Malgré des changements constitutionnels, la représentation des femmes sur le plan politique n’est pas réellement acquise. L’auteure suggère que les féministes haïtiennes œuvrent aux côtés des candidates afin d'exprimer collectivement ce qu'elles désirent.
L'auteure traite de la problématique de l’image des femmes dans le cinéma haïtien, où elles sont valorisées pour leur apparence plutôt que par leurs rôles. Son analyse porte sur l’image des femmes dans le milieu cinématographique afin d'évaluer la valeur que la société leur accorde. Elle observe aussi que les productions de réalisatrices haïtiennes donnent une vision beaucoup plus vraie de la vie des femmes. Finalement, elle suggère l’instauration d’un milieu propice à la création et au partage dans le respect et l’égalité pour les actrices et réalisatrices.
À partir d’un cas clinique, on analyse les grossesses nerveuses, les pedisyòn en créole, chez les femmes haïtiennes, leurs liens avec les croyances religieuses et socioculturelles et les clivages qu’elles créent dans la psyché. Mystérieuses, ces grossesses sont à la fois un impératif et un miracle permettant à une femme de remplir son rôle de procréatrice, alors que l’infertilité est une malédiction dans la culture haïtienne. On met aussi en lumière trois aspects des pedisyòn, soit la souffrance psychique réelle, le désir d’enfant et les bénéfices que pourraient en dégager une femme. Les entretiens avec la patiente étaient orientés autour des impacts de croyances culturelles et religieuses et de comment le corps semble servir d’appui à la projection d’une souffrance.
L'extrême pauvreté associée à la violence sexuelle affecte les femmes et les filles ayant survécu au tremblement de terre de 2010. La violence sexiste n'est pas un problème nouveau en Haïti, plusieurs études ayant documenté les pratiques endémiques de violence sexuelle. Cet article aborde les luttes des femmes et des filles après le tremblement de terre en Haïti, en particulier les conditions difficiles dans les camps de déplacé·es qui favorisent la violence et les abus sexistes, souvent perpétrés par des membres de groupes armés ou des évadés de prison. En effet, le manque d'éclairage, d'installations sanitaires privées, d'abris sûrs et de patrouilles de police dans les zones de campement met en danger la sécurité des femmes et des filles. L’auteure propose des mesures préventives et des réponses efficaces à cette situation.
À partir du cadre théorique féministe intersectionnel, ce mémoire aborde la perception qu’ont les femmes haïtiennes ayant immigré au Québec de leurs relations sexuelles et des rapports de couple qu’elles entretiennent avec des hommes. Au moyen d’entretiens, l’auteure explore la discrimination dont elles font l’expérience à travers la sexualité. Afin de mieux comprendre l’impact du processus migratoire sur ces femmes, elle aborde ce thème sous l’angle des rapports oppressifs plutôt que de celui de la prostitution, de la violence ou de la reproduction.