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On vise ici à comprendre et à analyser les réalités des enfants en situation de domesticité en Haïti communément appelés restavèk. Des parents en situation de pauvreté envoient leurs enfants dans des familles aisées dans l’espoir qu’ils auront une vie meilleure. Ces enfants deviennent des domestiques qui vont accomplir des tâches pour lesquelles ils ne sont pas rémunérés ou très peu. Décrite comme une forme d’esclavage moderne, cette pratique reflète les manières complexes dont s’exerce le pouvoir des gens occupant simultanément les rôles d’« oppresseur » et d’« opprimé ».
En 2007, environ 100 000 filles mineures travaillaient comme domestiques en Haïti. Souvent issues de milieux défavorisés, ces jeunes filles se trouvaient dans une situation de dépendance totale les rendant vulnérables aux violences physiques et sexuelles. On estime qu’environ la moitié des viols déclarés concernent des mineures. Déjà marginalisées, la stigmatisation dont elles souffrent les isolent encore plus. Selon Amnistie internationale, il s’agirait d’une forme d’esclavage moderne, où les jeunes filles sont privées de tous leurs droits. En parallèle, une véritable traite des personnes serait organisée à l’intérieur du pays, où les recruteurs visent les familles pauvres et nombreuses en espérant leur soutirer des jeunes filles.
Pour analyser le mouvement féministe haïtien et le contexte de crise dans lequel il s’inscrit, l’auteur expose la situation des femmes, des organisations féministes et la relation de celles-ci avec les autres acteurs politiques ou financiers. Il conclut que la crise actuelle du militantisme découle d’un éloignement des réalités des femmes haïtiennes et du manque d'harmonie au sein des organisations, ce qui affecte l’application de leurs revendications et l'efficacité de leurs actions.
Cette étude porte sur le rôle sous-exploré, mais fondamental, de la mobilité andikape (des personnes handicapées) dans l'histoire et la société haïtienne. Elle examine comment les événements tragiques récents dans la communauté Soud (malentendante) ont favorisé une collaboration et une mobilisation accrue de moun andikape (des personnes handicapées) et des organisations connexes pour plaider en faveur d'une meilleure inclusion sociale, de la garantie des droits et de l'expression de la subjectivité. L'article met en évidence la nécessité de supprimer les couches d'insécurité sociale systémique qui menacent la mobilité andikape, d'en faire une analyse intersectionnelle (handicap, genre) en se concentrant sur les états d'insécurité qui dépossèdent régulièrement les femmes andikape.
L’auteure cherche à tirer des leçons de la transition démocratique de 1986 à 2011 et à établir les défis qui restent à relever. L’année 1986 correspond à la montée des mouvements féministes cherchant à renverser la dominance du système capitaliste, patriarcal et néolibéral. Les changements sur le plan politique ont obligé ce mouvement à s’adapter constamment : trois périodes sont distinguées, selon différents moments marquants que sont la résistance au coup d’État, la création du ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes et l’instauration d'un quota de 30% de femmes dans la loi électorale.