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Malgré les progrès du système judiciaire, d’importantes failles demeurent. Parmi celles-ci, la grande vulnérabilité des femmes et des filles à la traite de personnes et à la prostitution, vulnérabilité qui s'est accrue avec la présence de 5 000 membres des Casques bleus. Étant donné leur court séjour en Haïti, il s’avère pratiquement impossible de les voir condamnés. Ils jouissent donc d’une pleine immunité.
Pour bien comprendre les forces populaires dans l’État louverturien d’Haïti, il demeure primordial d’analyser les circonstances historiques qui ont permis son édification. Une analyse aussi détaillée permet de comprendre davantage l’indépendance d’Haïti ainsi que la lutte pour la préservation de l’émancipation générale.
La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) surveille la situation générale en Haïti depuis plus de 40 ans. Au cours de cette période, le peuple haïtien a été confronté à de nombreuses difficultés, notamment à une pauvreté profondément enracinée, à l'instabilité politique, à la violence et à de graves violations des droits de la personne, dont les conséquences ont été dévastatrices pour le développement social, politique et économique du pays. Le but de ce rapport est de mettre en évidence la situation alarmante de la violence et de la discrimination envers les femmes, soit plus de la moitié de la population haïtienne, comme une question fondamentale de droits humains.
Le roman Les Thazar de Fernand Hibbert dresse un portrait de la bourgeoisie haïtienne au début du vingtième siècle. Dans un contexte où les apparences sont d’une importance cruciale, les personnages tentent d’atteindre un idéal basé sur l’idéologie occidentale dans les sphères d’action appropriées à leur genre. De surcroît, le « paraître féminin » est lié à la condition des femmes à cette époque. L’auteure approfondit cette idée à travers une analyse des personnages de Cécile et de sa mère, Madame Thazar, en se penchant sur les éléments liés aux normes sociales, au désir, aux valeurs, au pouvoir et à l’aliénation.
Le mouvement féministe en Haïti a toujours perduré malgré l’instabilité politique du pays. Aujourd’hui, il existe plusieurs organisations et groupes de femmes qui luttent pour des valeurs communes, dont la liberté, l’égalité, l’autonomie, l’inclusion et la justice sociale. Malheureusement, les secteurs dominés par les hommes camouflent les revendications des femmes et elles y sont mal comprises. L’auteure discute de l’antiféminisme et de ses différentes manières de dévaloriser le mouvement.