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On discute ici du régime sexiste du président Michel Martelly et de son effet néfaste sur les femmes haïtiennes. Les attaques verbales et physiques envers elles sont nombreuses et le viol est utilisé pour faire taire les militantes féministes, afin que les acteurs au pouvoir maintiennent leur position. Le terme “legal bandit” renvoie à la chanson de ce président qui valorise une image politique de corruption et de contrôle. Cette manière de gouverner convoque la misogynie pour établir une domination masculine toxique.
Les Haïtiennes et la Ligue internationale des femmes ont participé à la lutte contre l'occupation américaine. Dans le contexte d'un intérêt plus marqué envers la participation des femmes à la vie nationale, la Ligue féminine d’action sociale est créée. Un long combat de plus de 25 ans de revendications s’ensuit pour aboutir, en 1950, à l'obtention du droit de vote et à l'admissibilité des femmes à devenir candidates aux élections. Ce n'est qu'après le régime de Duvalier que la Ligue peut se réunir à nouveau.
Survol de l’apport inestimable à la cause féministe en Haïti que nous ont légué Mireille Neptune Anglade, Myriam Merlet et Magalie Marcelin.
Après un rappel des caractéristiques et de l’évolution des trois principaux courants du féminisme québécois – le féminisme individualiste, le féminisme postmoderne et queer, ainsi que le féminisme solidaire – l’auteure soutient que ce dernier courant, avec sa perspective matérialiste des rapports sociaux, correspond le mieux à une intégration des critiques des féminismes postcolonial, black et lesbien, entre autres, envers le modèle féministe blanc et occidental. Il offre une meilleure vision de l’interdépendance entre les rapports de division et de hiérarchie inhérents au patriarcat, mais aussi au capitalisme, au racisme et au colonialisme.
Les hommes ont un pouvoir décisionnel important quant à l'utilisation du préservatif. Cet article s'est penché, à partir des données de l'EMMUS-V (2012), sur les attitudes autour de la violence entre partenaires intimes et de l'utilisation de préservatifs chez 9 493 hommes en Haïti. Il ressort que 36 % des hommes de cette cohorte n'ayant pas le VIH et 44 % des hommes ayant eu un diagnostic positif de VIH ont déclaré avoir utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel. Ceux qui justifiaient de frapper leur conjointe lorsque celle-ci refusait d'avoir des relations sexuelles utilisaient plus rarement un préservatif. La probabilité d'avoir utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel était plus élevée chez les hommes conscients que les préservatifs peuvent prévenir le VIH ou chez ceux ayant subi auparavant un test de dépistage du VIH. Ces résultats suggèrent que les interventions favorisant la meilleure compréhension et le dépistage du VIH ainsi que la prévention de la violence faite aux femmes peuvent également augmenter l'utilisation du préservatif.