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Ce bref survol historique traite de la naissance du mouvement féministe en Haïti, de la lutte pour la participation politique et le droit de vote, des souffrances infligées aux Haïtiennes lors de périodes d’instabilité politique et des rapports de sexe dans le vaudou.
À partir d’un cas clinique, on analyse les grossesses nerveuses, les pedisyòn en créole, chez les femmes haïtiennes, leurs liens avec les croyances religieuses et socioculturelles et les clivages qu’elles créent dans la psyché. Mystérieuses, ces grossesses sont à la fois un impératif et un miracle permettant à une femme de remplir son rôle de procréatrice, alors que l’infertilité est une malédiction dans la culture haïtienne. On met aussi en lumière trois aspects des pedisyòn, soit la souffrance psychique réelle, le désir d’enfant et les bénéfices que pourraient en dégager une femme. Les entretiens avec la patiente étaient orientés autour des impacts de croyances culturelles et religieuses et de comment le corps semble servir d’appui à la projection d’une souffrance.
Avec un taux d’activité féminine assez élevé et donc une généralisation du travail marchand, les femmes doivent trouver un moyen de combiner le travail domestique et le travail marchand, ces « deux journées de travail » dans la vie des femmes haïtiennes. On analyse différents types de situations en lien avec les productions marchandes et domestiques, en milieux urbain et rural. Trois aspects du travail domestique sont abordés, soit les conditions de procréation, le travail ménager et la relation entre les formes d’union et les soins donnés aux enfants.
La détention des femmes soulève des interrogations sur ses impacts sur les familles. Une enquête a été mise de l’avant auprès de certaines détenues afin de mieux comprendre les multiples conséquences de la privatisation de liberté. Le Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement (MOUFHED) encourage les citoyens et citoyennes à adopter une perspective différente face à la détention de ces femmes.
Cette étude porte sur les expériences qu'ont les femmes du pouvoir dans la sphère politique haïtienne (1946 à 1990), là où les hommes ont toujours de facto détenu le pouvoir. Or les femmes haïtiennes sont de plus en plus instruites et ne veulent plus accepter le statu quo. Dix femmes ont été interrogées dans le cadre de cette recherche, parmi les plus hautes personnalités politiques nationales : une cheffe d'État, cinq ministres, une sénatrice et trois mairesses. Malgré le ton aigre-doux de leur relation avec les hommes, elles ont affirmé participer pleinement aux affaires du pays et croient avoir exercé à la fois pouvoir et contrôle.