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En créole, l’expression kanpe signifie « se tenir debout ». C’est ce que fait continuellement le mouvement féministe haïtien. On montre ici la volonté des féministes participer à la reconstruction du pays après le séisme de janvier 2010, et ce, en relation avec l’aide internationale. Les féministes haïtiennes doivent affronter l’imposition des idées de ces organisations au détriment de leurs propres projets. Au niveau national, elles tentent de faire reconnaître les actions persistantes des femmes dans l’histoire haïtienne comme leur lutte pour la construction démocratique du pays.
En s’interrogeant sur l’environnement social ainsi que sur l’apport religieux et culturel des femmes haïtiennes à la société, cette étude socioculturelle et féministe explore leur situation tant en milieu urbain que rural. Les auteures effectuent entre autres un inventaire des organisations féminines privées nationales et étrangères s’intéressant aux femmes, à la population et au développement afin de réaliser une évaluation de la situation.
Cette thèse tente de déterminer la prévalence et l'incidence de la violence domestique en Haïti. Les participantes à l’étude étaient âgées de 18 à 49 ans et avaient été ou étaient en couple. Un premier questionnaire a mesuré cinq niveaux de violence : l'agression physique, l'agression psychologique, la coercition sexuelle, les blessures et la négociation. Un deuxième questionnaire a évalué comment les femmes percevaient la violence domestique. Il s'avère que 54 % des femmes interrogées ont été victimes de violence physique, 57 % ont signalé une agression psychologique, 56 % ont été victimes de coercition sexuelle, 53 % ont signalé des blessures et 79 % ont pu utiliser la négociation dans leur relation. Une analyse approfondie des données a révélé que des hommes étaient également victimes de violence, mais dans une moindre mesure.
L'auteur tente de retracer les liens de parenté probables entre Trujillo, Saladin, Dessalines et Marie Noëlle. Il s’interroge sur les dires véhiculés au sein de la société et sur leur véracité.
À la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le gouvernement haïtien menait une ambitieuse évaluation des besoins post-catastrophe (PDNA) en vue de la reconstruction. Cependant, ce PDNA n’abordait pas les questions de genre. Avec ce rapport, le Collectif Haïti Égalité a voulu fournir le contenu manquant afin que la perspective de genre soit intégrée dans la planification de la reconstruction à chaque étape : évaluation, planification, mise en œuvre, suivi et évaluation. En effet, pour vaincre la discrimination sexuelle, il faudrait mettre en œuvre une structure politique et juridique qui respecte les droits fondamentaux des femmes, y compris leurs droits sociaux et économiques. En outre, leurs contributions politiques et communautaires de même que leur travail de soin doivent être reconnus et soutenus. C’est là le seul moyen de reconstruire Haïti sur une base plus équitable.