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Accroître les connaissances générales sur les femmes haïtiennes travaillant en tant que cheffes de ménage au sein de la fonction publique d’Haïti pourrait améliorer leurs conditions de vie. C’est pourquoi le ministère à la Condition féminine et aux Droits de la femme a a entrepris cette enquête en vue du projet de loi sur les départs volontaires et les retraites anticipées.
Bien que très importante pour la santé publique, la violence sexuelle non conjugale demeure sous-étudiée. Le tremblement de terre de 2010 en Haïti a interagi avec d'autres facteurs structurels pour augmenter la violence sexuelle et le risque de VIH chez les femmes à Cité Soleil. Cette étude analyse le langage des victimes et des auteurs de ces violences en regard des effets sur la santé des victimes. Pour ceci, des groupes de discussion ont été menés avec des professionnel·les de la santé, des intervenant·es associatif·ves et des victimes. Les professionnel·les de la santé semblent privilégier le français ainsi que des modèles explicatifs de la maladie différents de ceux des victimes, pour la plupart créolophones, qui ont fourni des descriptions plus détaillées et plus imagées. La réconciliation de ces différences culturelles entre victimes et professionnel·les pourrait améliorer le dépistage, le diagnostic, le traitement, le suivi ainsi que la pertinence des interventions.
Cette thèse examine la violence basée sur le genre (VBG) en Haïti et la façon dont les organisations locales et internationales l'abordent. Le tremblement de terre de janvier 2010 a été un catalyseur qui a révélé des failles profondes entre les sexes. L’auteure y aborde comment se construit la vulnérabilité des femmes haïtiennes face aux catastrophes et à la VBG. Des entretiens ont été menés avec huit organisations ayant des projets anti-VBG. Il en ressort que s'attaquer aux attitudes culturelles qui sous-tendent les inégalités de genre socialement construites demeure l'élément le plus important pour réduire la violence sexiste.
Cet article traite des inégalités et des transformations sexuées observées après le séisme qui a frappé Haïti en 2010. Les expériences des femmes doivent être replacées dans le contexte plus large d'une crise de longue durée. L'exclusion basée sur le sexe se produit tant au niveau local que transnational. Les obstacles suivants à l'égalité ont été relevés pendant la période qui a immédiatement suivi le séisme et celle de la reconstruction : insatisfaction des besoins de survie des familles, violences et exploitation, stigmatisation basée sur la classe et sur la race. L'article examine aussi certaines initiatives organisationnelles de femmes à la suite du séisme ainsi que des expériences novatrices de soins des personnes.
Cette étude a créé des groupes de discussion avec des personnes habitant le bidonville de Cité Soleil en Haïti et dont le sexe attribué à la naissance ne correspondait pas à leur identité de genre : il s'agit d'hommes et de femmes transgenres. L'expression du genre s'est révélée en conflit avec les normes du milieu. On a même évoqué des agressions sexuelles récurrentes et humiliantes. Ces dernières sont intentionnellement préjudiciables et augmentent pour les répondant·es le risque de contracter le VIH. Le manque de confidentialité et la stigmatisation entravent aussi d'ailleurs l'accès aux ressources liées au VIH.